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La Transplantation Cellulaire
(Yvan Arsenijevic)

La rétinite pigmentaire est une des maladies neurodégénératives rétiniennes les plus répandues dans le monde occidental. Dans cette maladie, la couche des photorécepteurs dégénère ce qui abouti à long terme à la perte de la fonction visuelle. L’utilisation de la thérapie cellulaire visant à remplacer les cellules dégénérées par une méthode de transplantation semble donc appropriée. Nous utilisons des modèles murins de dégénérescence rétinienne mimant la rétinite pigmentaire. Dans ceux-ci, nous transplantons des cellules souches rétiniennes (CSRs) dans le vitré ou dans l’espace sou-rétinien de l’œil. Ceci nous permet d’une part de caractériser le potentiel des ces cellules à se différencier dans un microenvironnement naturel et d’autre par d’évaluer la faisabilité d’une telle technique. Dans nos conditions, les cellules souches rétiniennes injectées dans la rétine de souris ont montré une préférence migratoire pour la couche des cellules ganglionnaires ainsi qu’une préférence de différenciation en cellules gliales. Néanmoins nous avons observé une différenciation faible de ces cellules en neurones rétiniens, plus particulièrement en cellules ganglionnaires et en de rares cas en photorécepteurs (Canola et al 2007). Ces résultats indiquent que les CSRs maintiennent la capacité de se différencier in vivo en cellules rétiniennes. Il apparaît également que la rétine durant la dégénérescence ou à un stade terminal de la maladie ne fournit pas les signaux nécessaires pour induire une différenciation massive des CSRs en photorécepteurs. Ceci suggère que les transplantations de CSRs ne semblent pas suffisantes pour restaurer la fonction dans une rétine malade. Ainsi la transplantation de photorécepteurs déjà différenciés in vitro semble plus approprié pour obtenir une intégration dans la couche des photorécepteurs.

10.08.10

  

 

Biomatériaux et cellules souches de la rétine
(Meta Djojosubroto)

Nous avons montré que des cellules souches de la rétine (CSRs) peuvent être isolées de la population de glie radiaire provenant de rétine de souris à la naissance (Angénieux et al. 2006, Mehri-Soussi et al. 2006). Cependant, nous avons montré que ces cellules dérivées de CSRs engagées vers la voie de différentiation en photorécepteurs ont une faible capacité de survie et d’intégration après une greffe (Canola & Arsenijevic 2007). Une manière de contrôler la differentiation cellulaire et de circonvenir à l’environnement hostile de l’hôte est de transplanter des CSRs en présence de biomatériaux. En collaboration avec le laboratoire du Professeur Jeffrey Hubbell (Laboratory of Regenerative Medicine & Phamacobiology, EPFL), nous testons des polymères synthétiques biodégradables basés sur des hydrogels poly(ethylene glycol)(PEG) qui imitent les matrices extracellulaires naturelles (Lutolf & Hubbell 2003). Le polymer est d’abord incubé avec un peptide pour l’adhésion cellulaire et ensuite forme des liaisons avec des peptides portants des sites de clivages pour les matrix metalloproteinases (MMPs).

Nous avons observé qu’avec l’addition de facteurs de croissance (EGF et FGF2) et de peptides d’adhésion cellulaire (RGD et/ou laminin), les CSRs dérivés de la glie radaire peuvent survivre et proliférer dans des gels en 3 dimensions. Ces cellules maintiennent l’expression des gènes Nestin (marqueur de progéniteur neuronal) et Pax6 (régulateur de développement de l’œil et de prolifération des CSRs). Nos expériences montrent aussi la possibilité de différencier les CSRs en neurones rétiniens. Ces résultats préliminaires dévoilent le potentiel de générer un tissu biosynthétique enrichi en cellules engagées vers la voie de différentiation en photorécepteur qui pourrait être utilisés pour des études de transplantations.

10.08.10







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