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Générer des neurones rétiniens
(Yvan Arsenijevic)
L’une des stratégies de traitements des dégénérescences rétiniennes est le
remplacement des cellules dégénérées, notamment des photorécepteurs. L’objectif
de notre travail est de générer, in vitro, un grand nombre de photorécepteurs à
partir des cellules souches de la rétine. Nous avons montré que les cellules
souches de la rétine de souris, caractérisées comme des cellules de la glie
radiaire, maintiennent la capacité de générer, après une expansion de 20
passages, un grand pourcentage de neurones rétiniens (57%), incluant les
cellules différenciées en photorécepteurs (Angénieux et al 2005). De plus,
l’analyse des cellules différenciées, en utilisant des approches multiples,
montre que 30-35% de la population cellulaire totale sont des photorécepteurs
(Soussi et al 2006). Dans cette étude, le grand nombre de photorécepteurs
générés représente un outil prometteur pour les études de neurogénèse, ainsi que
pour évaluer le rôle de diverses molécules thérapeutiques dans la survie des
photorécepteurs, et représente une source illimitée de cellules pour les études
de transplantation dans des modèles animaux de dégénérescences rétiniennes. Par
la suite, nous allons déterminer par des études de transplantation, lesquelles
sont des cellules souche non différenciées ou des photorécepteurs, les cellules
capables d’intégrer une rétine en dégénérescence, les cellules souches non
différenciées ou les photorécepteurs. Dans une autre étude, nous étudions les
caractéristiques d’expansion et de différentiation des cellules de la rétine du
fœtus humain.
10.08.10
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